L’équilibre acido-basique (pH) des apnéistes

Mesure du pHL’apnée et le pH (potentiel Hydrogène), quelles sont les conséquences ? Les apnéistes, de par leur entraînement hypoxique et hypercapnique, ont une tendance à acidifier leur terrain. Quézako ? Le terrain, » c’est l’ensemble des liquides organiques dans lesquels baignent les cellules, le sang, la lymphe, etc. ». On parle de terrain neutre si le pH = 7, de terrain basique (ou alcalin) si le pH est supérieur à 7 (7.5 par exemple), de terrain acide si le pH est inférieur à 7 (6.5 par exemple). La sous-oxygénation a donc tendance à acidifier notre terrain. Or, « la cause majeure des maladies relève de l’encrassement, des surcharges ou des carences de notre terrain ».

Voici un article complet proposé par le naturopathe Christophe Vasey. Ce texte est extrait du livre  » Gérez votre équilibre acido-basique  » du même auteur.
« Deux questions sont souvent posées à propos de l’équilibre acido-basique :

  • Comment effectuer le test du pH urinaire et interpréter ses résultats pour déterminer si son terrain est acide ?
  • Comment doser correctement les compléments basiques utilisés pour corriger l’acidification du terrain.

 

1) Le test du pH urinaire : marche à suivre et analyse des résultats

Le test du pH urinaire est un test simple à effectuer et donne des informations très intéressantes sur l’état d’acidification du terrain. Il consiste à mesurer le pH de l’urine avec du papier tournesol, c’est-à-dire un papier spécialement conçu pour effectuer ce genre de mesure.

Pourquoi le pH de l’urine, renseigne-t-il sur le pH du terrain ?

Pour rester en bonne santé, le corps cherche à se débarrasser de tous les acides excédentaires qui irritent et déminéralisent ses tissus. Une des portes de sortie principales qu’il utilise à cet effet est le système rénal. Or, le taux normal d’excrétion des acides par les reins est connu et donne aux urines un pH se situant entre 7 et 7,5. En testant le degré d’acidité des urines, on peut donc déterminer si le corps rejette des quantités normales d’acides ou non. Si le taux d’excrétion des acides est plus élevé que la normale, le pH de l’urine sera également plus acide que normalement, ce qui témoigne de ce que le corps cherche à se débarrasser d’un trop plein d’acides. Mais s’il y a un trop plein d’acides cela signifie aussi que le terrain organique est saturé d’acides et par conséquent qu’il est acide, avec tous les inconvénients que cela peut avoir sur la santé.
Il existe donc une correspondance étroite entre le pH acide du terrain et le pH acide de l’urine : l’urine devient acide, car le terrain est acide. La valeur de ce test ne s’arrête pas là. Comme nous le verrons plus loin, suivant quand et combien souvent le pH urinaire est neutre ou alcalin, il est possible de tirer d’autres conclusions intéressantes sur l’état du terrain et la manière dont le corps métabolise les acides.

Matériel nécessaire

Pour mesurer son pH urinaire, le seul matériel nécessaire est du papier tournesol que l’on peut acquérir dans les magasins diététiques, les drogueries et les pharmacies.
Ce papier possède des qualités spéciales qui font qu’il change de couleur lorsqu’il est en contact avec des acides et de bases. Le fait que la teinte qu’il prend n’est pas la même lorsqu’il est imprégné d’acides ou de bases, permet de déterminer le caractère acide ou alcalin des substances avec lesquelles il est mis en contact. Il indique même si une substance est faiblement, moyennement ou fortement acide (ou alcaline), car la modification de la teinte de départ est d’autant plus grande que la substance tend vers un pH extrême, soit très acide , soit très alcalin.
Le nom : papier tournesol qui est utilisé, ne provient pas de la fleur bien connue, mais du colorant bleu violet tiré d’un arbuste de la famille des Euphorbiacées : le croton, ou celui d’un lichen des côtes rocheuses de la Méditerranée, l’orseille. Le colorant a la propriété de virer vers le rouge sous l’action des acides et vers le bleu sous celle des bases.
Les différentes teintes du dégradé rouge ou bleu que prendra le colorant qui imprègne le papier tournesol, permet ainsi de mesurer le plus ou moins grand degré d’acidité ou d’alcalinité d’un produit. En effet, à chaque dégradé de couleur correspond un pH précis. Le chiffre de ce pH ne se trouve cependant pas inscrit sur le papier tournesol, mais sur une échelle colorimétrique de repères, vendue avec. L’échelle comprend, se suivant les unes les autres, toutes les couleurs possibles du dégradé avec, en face de chacune d’elles, le chiffre du pH correspondant.
Les papiers de mesure les plus courants permettent de mesurer le pH entre 4,5 et 9 pour les échelles les plus étendues, entre 5,2 et 7,4 pour les autres. Les changements nets d’une teinte à une autre se font soit toutes les moitiés d’unité, ce qui donne une échelle du type 4,5 ; 5 ; 5,5 ; 6 ; 6,5 ; etc. jusqu’à 9, soit tous les 2 à 4 dixièmes, c’est-à-dire 5,2 ; 5,5 ;5,8 ; 6,2 ;68 ; 7 ; 7,4. Les deux systèmes sont suffisamment précis pour la pratique du test du pH urinaire.

Les différents papiers tournesol

Différents papiers tournesol sont à disposition. Dans les magasins de produits chimiques, on peut acquérir du papier de marque Prolabo. Dans les pharmacies, c’est le papier Neutralit Merck (DM5) ou le papier réactif AMES. Il existe encore de nombreux autres papiers réactifs, joints aux mélanges de minéraux basiques vendus dans le commerce pour corriger le pH du terrain.
Le papier se présente soit sous forme d’un rouleau de papier que l’on déchire au fur et à mesure des besoins, soit de petits rectangles de papier déjà découpés à la grandeur voulue, soit encore de petits bâtonnets sur lesquelles est collé le papier réactif.
Le dégradé de couleurs change avec les marques : il va de jaune à bleu pour les uns, de jaune à rouge pour les autres. Le passage d’une couleur ou teinte à une autre sur un même papier est suffisamment net pour qu’il n’y ait pas de confusion possible entre teintes. Cependant, certaines marques offrent des bâtonnets sur lesquels se trouvent simultanément trois dégradés de couleurs différentes afin de faciliter la lecture.

Comment procéder ?

Le papier tournesol devant être mis en contact avec le produit à tester, le plus simple consiste, lors de la miction, à mettre le papier tournesol pendant une à deux secondes dans le jet urinaire, c’est-à-dire juste assez de temps pour qu’il soit humidifié. L’acide de l’urine agit alors sur le papier qui changera de couleur.
Le papier tournesol est ensuite approché de l’échelle colorimétrique et mis en face de la couleur similaire figurant sur l’échelle. A côté de cette couleur se trouve indiqué en chiffre le pH de l’urine. Rappelons qu’il est neutre à 7, qu’à 6,5 et en dessous il est acide, mais qu’à 7,5 et au dessus il est alcalin.
Une mesure unique du pH urinaire n’est pas suffisante pour tirer des conclusions valables sur l’état du terrain. Le pH urinaire peut en effet varier au cours de la journée, en fonction de l’activité, des repas, des efforts physiques, du stress, etc. Pour être représentatives de quelque chose, les mesures du pH doivent être faites plusieurs fois par jour et plusieurs jours de suite (4 à 5 jours). Les données recueillies doivent être consignées dans un tableau (cf. ci-dessous) de manière à obtenir une image globale du pH dans le temps.
La première urine du matin n’est pas révélatrice du pH habituel de quelqu’un parce que, généralement, elle est plus acide que les autres. Elle contient en effet tous les acides filtrés par les reins et accumulés au cours de la nuit. Le premier test débute donc avec la deuxième urine du matin. Le deuxième test avec les urines qui précèdent le repas de midi et le troisième avec celles qui précèdent le repas du soir. Il est important de pratiquer le test avant les repas, car le pH peut varier momentanément de manière importante selon les aliments et les boissons consommés au cour du repas. Mis à part ces trois mesures principales, le pH de l’urine peut aussi être mesuré et noté à d’autres moments de la journée, pour servir de complément d’information.
Le tableau sur lequel sont inscrits les mesures du pH urinaire comporte cinq colonnes, comme dans l’exemple ci-dessous.

 Date  Matin  Midi  Soir  Remarques
 1.2.  7  7.5  7  souper au restaurant
 2.2.  5  6.5  6.5
 3.2.  7  7.5  6  Après-midi : stress au travail
 4.2.  7  7.5  7

Dans la première colonne sont inscrites les dates auxquelles les mesures sont effectuées. Dans les trois colonnes suivantes, respectivement le pH de l’urine du matin, de midi et du soir, étant entendu qu’il s’agit des mictions qui précèdent les repas. La cinquième colonne est réservée aux remarques. Elle permet de noter les événements marquants de la journée qui pourraient avoir eu une incidence sur le pH. Par exemple, repas spécialement copieux ou sortant de l’ordinaire, repas au restaurant, consommation d’alcool, surcharge de travail, activités sportives, stress important, problèmes ou tensions, etc. Il est à signaler que les effets de ces événements sur le pH urinaire n’apparaissent pas toujours le jour même, mais parfois le jour d’après en modifiant une ou deux mesures de pH par rapport aux mesures habituelles.
Après quelques jours de mesures, les données sont suffisantes pour voir apparaître un pH prédominant pour la journée (ou pour chaque moment de la journée), c’est-à-dire un pH qui, à part quelques variations dues aux changements dans les habitudes ou aux incidents de la journée, reste constant dans le temps.

Comment interpréter les résultats ?

Les mesures du pH donnent trois résultats possibles. : soit le pH est en dessous de 7, soit entre 7 et 7,5, soit au-dessus de 7,5. Si l’interprétation du pH inférieur à 7, c’est-à-dire acide, est simple car il indique toujours que le terrain est acidifié, il n’en va pas de même avec les deux autres mesures qui demandent une petite analyse supplémentaire.
Reprenons en détails ces trois résultats :
pH inférieur à 7 (= pH acide)
Avec un pH inférieur à 7, les urines sont acides. Or, des urines régulièrement acides témoignent immanquablement que le terrain est acide lui aussi. L’acidification du terrain est bien-sûr d’autant plus importante que le pH urinaire est bas. Il n’est que légèrement acidifié si le pH urinaire demeure à 6 ou 6,5, mais est très acide si le pH urinaire atteint 5 ou 4,5.
Le terrain étant acide, les troubles typiques de l’acidification ont dus apparaître et les mesures de désacidification doivent être mis en œuvre sans tarder.
pH urinaire entre 7 et 7,5 (= pH neutre)
Un pH urinaire de 7 ou 7,5 est le pH normal de l’urine chez une personne en bonne santé, c’est donc le pH vers lequel il faut tendre. A première vue, il indique que la personne qui a effectué les mesures est en bonne santé et possède un bon équilibre acido-basique. Cela est d’ailleurs vrai, mais à une condition : il faut que la première urine du matin, elle, soit acide. Les mesures de pH que cette personne a prise n’ont en effet été effectuées qu’à partir de la 2ème urine de la journée. Or, il s’avère qu’une personne dans cette situation peut aussi avoir la 1ère urine du matin neutre, ce qui ne devrait pas être le cas. Elle ne devrait pas l’être, puisque ayant accumulés les acides de la nuit, elle devrait être acide.
Les raisons pour lesquelles elle ne l’est pas, est que les reins n’éliminent pas correctement les acides. Le pH reste ainsi constant tout au long de la journée, au lieu de se modifier. Mais n’étant pas éliminés en suffisance, les acides restent dans le corps ; le terrain est par conséquent acidifié. La confirmation de ce fait peut être obtenue en faisant d’autres tests : test des aliments, test des symptômes, etc.
En résumé, un pH urinaire neutre indique l’état d’équilibre santé par rapport aux acides et aux bases si la première urine est acide. Dans le cas contraire, la personne a un terrain acide et devrait appliquer les mesures générales nécessaires pour le désacidifier, en insistant sur l’élimination des acides par les reins et par la peau, puisque dans ce cas une part importante du problème réside dans la faiblesse d’élimination de ces organes.
pH urinaire supérieur à 7,5 (= pH alcalin)
L’interprétation du pH urinaire alcalin, c’est-à-dire régulièrement au-dessus de 7,5 doit être nuancée, comme c’était le cas avec le pH neutre. Trois cas peuvent se présenter.

1 Le terrain est en équilibre acido-basique ou tend vers une légère alcalinisation. De manière générale, cela a lieu lorsque l’alimentation est spécialement alcalinisante, comme c’est le cas chez certains végétariens qui sont très modérés dans la consommation de céréales et de produits laitiers, donc dont l’alimentation est presque exclusivement composées d’aliments basiques. Cela a aussi lieu lorsque quelqu’un consomme quotidiennement des compléments de minéraux basiques, alors qu’il n’en a pas besoin ou pas en quantités aussi importantes que celles qu’il prend. Il s’agit donc de situations particulières, mais qui ne sont pas synonyme de déséquilibre ou de maladie.
Les dispositions à prendre sont les suivantes. Les végétariens devraient veiller à ne pas se carencer, notamment en protéines, à cause de leur régime généralement trop pauvre en ce nutriment. Quand au second groupe, il est conseillé de diminuer les apports de compléments basiques de façon que le pH urinaire devienne neutre.
2 Les personnes qui ont un pH urinaire régulièrement plus élevé que 7,5 est constitué de personnes souffrant d’un dérèglement glandulaire (glandes surrénales ou parathyroïdes) ou d’autres maladies particulières. Ces cas sont extrêmement rares, et les personnes concernées sont généralement déjà suivies médicalement pour les troubles qui engendrent ce déséquilibre.
3 Le groupe le plus courant comprend les personnes dont l’urine est alcaline, mais dont le terrain ne l’est pas ; il est acide. C’est un aspect déroutant au premier abord, mais qui s’explique. Ici, le pH alcalin de l’urine est dû non pas à des apports excessifs de bases par l’alimentation (dont le corps chercherait à se débarrasser comme il le fait pour les excès d’acides), mais de prélèvements surabondants de bases dans les tissus organiques, prélèvements importants et excessifs qui sont nécessaires pour neutraliser une forte acidification du terrain.

Cette situation est courante chez les personnes souffrant d’une faiblesse métabolique prononcée face aux acides. Oxydant mal les acides, ceux-ci ne quittent pas l’organisme par les voies respiratoires. Les voies rénales doivent ainsi prendre le relais et faire face à un double travail d’élimination. Pour peu qu’eux aussi soient faibles, les acides s’accumulent dangereusement dans l’organisme qui recourra massivement au système tampon pour neutraliser l’avalanche d’acides auxquels il doit faire face. Ce recours massif a pour conséquence d’amener beaucoup de bases dans les urines et ainsi à les alcaliniser.
Les urines ne sont donc pas alcalines à cause d’un gain organique en bases, mais à cause d’une forte perte de bases par pillage des réserves. Cela peut aisément être confirmé. Il suffit d’analyser les maladies que fait une personne dans ce cas pour se rendre compte que ses troubles appartiennent bien à ceux dus à l’acidification. Une telle personne doit donc désacidifier son terrain malgré l’alcalinité de ses urines.
Cas particuliers
Il arrive que le pH ne soit pas uniforme au cours de la journée comme dans les cas précités, mais varie régulièrement à des moments particuliers de la journée. Par exemple, le pH urinaire est régulièrement acide le soir, alors qu’il est neutre le reste de la journée (1ère urine exceptée), ou vice versa.
Quelles que soient les variantes possibles, le fait que le pH est parfois nettement acide, indique la présence d’un trop plein d’acidité dans le terrain et montre la nécessité, ici aussi, de désacidifier le terrain.

Tableau récapitulatif de l’interprétation des résultats du pH urinaire      
  pH Qualité de l’urine
Qualité du terrain  Remarque  Dispositions à prendre
< 7
 acide
  • acide
  • mode de vie acidifiante ou faiblesse métabolique face aux acides
  • désacidifier le terrain
de 7 à 7,5
 neutre
  • neutre
  • bonne santé, si 1ère urine du matin
  • maintenir l’hygiène de vie actuelle
  • acide
  • si 1ère urine du matin aussi neutre, car insuffisance métabolique face aux acides
  • désacidifier le terrain et stimuler les reins et la peau
7,5
 basique
  • basique
  • chez végétarien ou si prise excessive de minéraux basiques
  • maintenir l’hygiène de vie, attention aux carences en protéines
  • diminuer les apports de minéraux basiques
  • acide
  • insuffisance métabolique face aux acides
  • désacidifier le terrain

2) Comment doser les compléments basiques

Les compléments basiques sont des préparations contenant les principaux minéraux basiques : calcium, potassium, magnésium, etc., sous une forme facilement assimilable pour l’organisme. L’emploi régulier de ces compléments basiques sous forme de cure soutient les efforts de l’organisme et accélère grandement la désacidification. Ils ont aussi l’avantage de soulager plus rapidement le malade des symptômes douloureux ou des troubles néfastes qui résultent des surcharges en acides. Grâce à eux, ces troubles s’atténueront peu à peu, souvent en un temps étonnamment court.
Contrairement à beaucoup de remèdes, il n’y a pas de posologie fixe pour les compléments basiques. Le dosage est toujours individuel et doit être trouvé de cas en cas par la personne concernée elle-même.
Pour déterminer ce dosage, il est fondamental de prendre autant de complément basique que nécessaire pour obtenir un pH urinaire se situant entre 7 et 7,5.
C’est parce qu’ils ignorent ou ne respectent pas cette règle que beaucoup de malades ne tirent pas tout le profit possible de leur cure. Le dosage des compléments basiques est nécessairement individuel, car le but d’une telle prise est d’apporter à l’organisme autant de bases dont il a besoin quotidiennement pour neutraliser les acides qui saturent ses tissus. Or, cette quantité varie selon l’individu puisque le degré d’acidification du terrain est différent d’une personne à une autre. Certaines personnes en auront nécessairement un besoin plus élevé que d’autres.
Lorsque le dosage est inférieur aux besoins de l’organisme, il y a certes neutralisation d’acides, mais en quantités bien moindres que celles qui auraient pu être neutralisées. Les bienfaits de la cure seront donc inférieurs aux attentes normales. La cure elle-même durera longtemps et n’aboutira jamais vraiment, car l’organisme manquera toujours de bases pour désacidifier le terrain en profondeur.
Le but de ces cures de compléments basiques est non seulement de neutraliser et d’éliminer les acides de surface, mais aussi ceux accumulés dans les profondeurs du terrain, jusqu’à ce qu’ils aient tous disparus et que la santé soit rétablie. Le terrain est ainsi véritablement désacidifié. Il s’agit alors d’une vraie guérison et non d’une guérison superficielle de symptômes. En effet, ce ne sont pas les symptômes de surface qui constituent la nature profonde des maladies par acidification, mais le terrain acidifié en profondeur.
Pour déterminer la posologie individuelle du complément basique choisi, il est indispensable d’effectuer d’abord une série de mesures du pH urinaire, pour en connaître la valeur moyenne. Pendant quatre à cinq jours, le pH urinaire sera ainsi mesuré à l’aide de papier réactif et les résultats inscrits sur un tableau adéquat. Au bout de ce laps de temps, le pH moyen de la personne apparaîtra nettement.
Prenons l’exemple d’une personne dont le pH urinaire est plus ou moins de 5 tout au long de la journée. Un tel pH est acide, même fortement acide, et témoigne d’un terrain acide lui aussi. Pour le désacidifier, la prise d’un complément basique s’impose, mais à quelle dose ? Le plus sage et le plus physiologique est de commencer par des petites doses qui seront progressivement augmentées tant que le pH urinaire de 7 à 7,5 n’est pas atteint.
Admettons que le dosage du premier jour soit d’une cuillerée à café rase de poudre mélangée à de l’eau, avant les trois repas. Cet apport de bases aura inévitablement une incidence sur le pH urinaire. En mesurant ce dernier à différents moments de la journée, il s’avérera par exemple que la prise de bases l’a fait monter à 6. Ce pH est certes meilleur que celui de 5, mais il est encore loin de la valeur idéale de 7 à 7,5. La prise de bases devra donc être augmentée le deuxième jour. Elle pourra être fixée à 1 cuillerée à café bien rebondie (et non plus rase) de poudre, trois fois par jour. Le contrôle des mesures de ce jour-là montrera si le dosage est adéquat. Si l’augmentation permet d’obtenir un pH de 7 ou 7,5, la posologie personnelle a été trouvée et peut être maintenue pour la suite de la cure. Si le pH demeure en dessous de 7, la quantité de bases doit encore être augmentée progressivement pour atteindre le pH désiré. Par exemple, en prenant 2 cuillerées à café rase de poudre ou 2 cuillerées pleines, ou encore 3 cuillerées, etc.
Il ne faut pas avoir peur d’augmenter le dosage autant que nécessaire. Si les apports sont très importants, c’est que le corps en a besoin.
Une fois la posologie personnelle trouvée, elle est maintenue et les mesures du pH urinaire peuvent être interrompues.
Les personnes acides, mais dont l’urine est alcaline, ne peuvent se baser sur la mesure du pH urinaire pour doser leurs apports de compléments basiques. Elles doivent prendre une dose moyenne et essayer de se guider d’après la régression ou l’évolution des symptômes.

Le contrôle mensuel

Au fur et à mesure de l’avancement de la cure, les acides accumulés dans l’organisme sont neutralisés et éliminés. Leur concentration diminue progressivement, et avec elle, également les besoins organiques en bases pour les neutraliser. Après quelque temps, le dosage du début de la cure peut alors s’avérer trop important pour les nouveaux besoins.
Des contrôles du pH urinaire s’étendant sur un ou deux jours seront donc effectués tous les mois environ. Tant que le pH demeure entre 7 et 7,5, les apports de bases doivent être maintenus au même niveau. S’il est inférieur à 7, c’est-à-dire 6,5 ou en dessous, le dosage doit être réadapté à la hausse. Ce cas est cependant rare. Le plus souvent, après quelques semaines ou mois – certaines cures peuvent s’étendre sur une année ou deux – le pH monte à 8 ou plus. Cela signifie que le corps n’a plus besoin d’autant de bases que précédemment. Il rejette alors les excédents dans l’urine, qui devient tout naturellement plus alcaline.
Les bases excédentaires étant éliminées sans être utilisées, il faut en réduire les apports pour que le pH se situe à nouveau entre 7 et 7,5. De cette manière l’organisme reçoit exactement les quantités de bases dont il a besoin pour corriger le terrain.
Le réajustement du dosage doit être effectué régulièrement au cours de la cure. Ainsi, de mois en mois, les quantités de bases prises en complément au régime alcalin diminuent progressivement.

Durée de la cure

Les cures de compléments basiques durent aussi longtemps que l’organisme en a besoin pour désacidifier le terrain. Ce temps est variable d’une personne à l’autre. Il peut s’étendre sur 6 mois ou 2 ans, en fonction du degré d’acidification. Ce temps peut sembler long, mais il est court lorsqu’on considère que le corps a accumulé des acides pendant de très nombreuses années avant que les troubles apparaissent et que la cure débute.
Le signe que la cure a atteint son terme et qu’elle peut être interrompue, est un pH urinaire de 7 ou 7,5, sans qu’aucun complément basique ne soit pris. Cette valeur s’instaurera tout naturellement, car plus la cure avance, plus les besoins en bases supplémentaires se réduisent. Il arrive ainsi qu’un jour, après un contrôle mensuel, le peu de bases encore pris puisse être supprimé.
Bien sûr, il s’agit d’interrompre la cure de complément basiques et non le régime alcalin suivi parallèlement. Celui-ci doit en effet être maintenu pour conserver les acquis. S’il est abandonné, l’acidification du terrain recommencera et des troubles réapparaîtront. Ce régime alcalin sera plus ou moins sévère selon les cas, il dépendra entièrement des capacités organiques de chacun face aux acides. Il restera stricte pour les personnes métaboliquement faible face aux acides, mais sera beaucoup plus large pour les autres. Dans tous les cas, le bien fondé du nouveau régime peut-être contrôlé en vérifiant le pH urinaire. Si celui-ci redevient acide, c’est que le régime a été trop élargi.
A la fin d’une cure de compléments basiques, le terrain est débarrassé de ses acides. Cela se traduit par un état de vitalité et de bien-être depuis longtemps oublié. Beaucoup de gens l’expriment en disant qu’ils ne s’étaient jamais rendu compte combien on peut se sentir bien lorsque l’on est bien !
Lorsque la faiblesse métabolique face aux acides est trop importante, le régime à suivre pour maintenir un pH urinaire à 7 – 7,5 pourrait être si stricte qu’il serait non seulement presque impossible à suivre, mais probablement également carencé. En effet, les apports de protéines, de céréales, etc. seraient si réduits que l’organisme n’obtiendrait pas tous les nutriments dont il a besoin.
Dans de tels cas, les personnes métaboliquement faibles ne doivent pas chercher à suivre un régime parfait en théorie, mais irréalisable en pratique. Au contraire, il est conseillé de maintenir une certaine variété dans leur alimentation et de compenser les éventuels excès d’acides en continuant à prendre des compléments basiques. Dans certains circonstances, c’est le seul moyen pour concilier les faiblesses organiques avec un mode d’alimentation physiologiquement et psychologiquement acceptable. »
Christopher Vasey

Article complet sur : http://www.christophervasey.ch/francais/articles/gerez_votre_equilibre_acido_basique.html

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