Film Narcose de Julie Gautier avec Guillaume Nery

Le film NARCOSE de Julie Gautier, avec Guillaume Néry

Film Narcose de Julie Gautier avec Guillaume Nery« La narcose, aussi appelée l’ivresse des profondeurs, est l’ensemble des phénomènes qui agissent sur le système nerveux du plongeur et entraînent des troubles de la perception. »

C’est par cette phrase que commence le superbe film Narcose de Julie Gautier avec Guillaume Néry.

A bord du bateau, probablement dans la rade de Villefranche-sur-mer. On entend Guillaume se préparer, faire ses exercices de ventilation, une vision vécue de l’intérieur. Un regard, un geste, un sourire, complicité de Julie envers Guillaume. Viennent le bleu, le monopalme, qui jouent avec le soleil. Rejoindre la corde, lentement rejoindre le calme.

Une digression dans un lac de montagne, une vue générale cadrée en plongée, le monopalme de Guillaume comme la nageoire définitive d’un mammifère humain. On plonge. Les ondulations, les compensations invisibles, la descente le long du filin, le bruit du mousqueton accompagnant la descente. Le moment précis où la chute libre commence. Le silence des yeux fermés. Plus bas, bien plus bas, au bout du bout, les lumières de la plateforme d’arrivée, de la plateforme sommitale et profonde.

Arrivé au fond, le premier flash. Le retournement. La remontée, déjà. S’ensuivent les images mentales de la narcose : une bulle transparente faisant office de prison bleue, des petits personnages inquiétants aux yeux verts, une course contre la montre, une fuite, la chute, de nouveau. C’est magnifique. Et la scène du mariage d’apnées, déjà culte.

Il y a du Romain Duris dans le sourire de Guillaume Néry, une insouciance adolescente à la Gus Van Sant, à moins que ne se prépare la célèbre scène du mariage de Quentin Tarantino dans Kill Bill. Heureusement, tout est bien qui finit bien : le sang est le bleu de la mer, la mariée dit oui à cette marée de rythmes cardiaques. Un enchevêtrement de corps en apesanteur, des nymphes, des muses, des beautés nues, érotiques et célestes.

Le film se termine avec l’apparition de la vie. Elle, si belle, enceinte d’oxygène. Encore une photographie simplement splendide, épurée. Thoreau disait « simplifiez, simplifiez », c’est réussi. Nous sommes éblouis. Déjà la fin, déjà la surface, la possibilité, non pas d’une île, mais de l’air, simplement de l’air. La dernière image comme une première respiration. Bravo !

Mettez un casque sur les oreilles, pour être certain de tout ressentir, regardez en HD, c’est magnifique :

2 réflexions sur “ Le film NARCOSE de Julie Gautier, avec Guillaume Néry ”

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