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2ème manche de coupe de france AIDA à Foix

Ces samedi 21 et dimanche 22 février 2015 s’est tenue la 2ème Manche de Coupe de France AIDA à Foix, dans l’Ariège. Voici un excellent article du site web ariegenews.com, qui résume parfaitement cette compétition, ainsi que ce qu’il faut savoir sur l’apnée d’une façon générale. IMG_3528

La deuxième manche qualificative pour le Championnat du monde d’apnée en individuel indoor avait lieu ce week-end à Foix. 

Une opportunité pour le public ariégeois de découvrir ces disciplines (apnée statique, apnée dynamique avec ou sans palme) bien peu médiatisées.

Une initiative que l’on doit aux élus en tête desquels Norbert Meler, président de la communauté de communes du Pays de Foix, présent samedi à l’ouverture de cette compétition de haut niveau, mais surtout à Franck Caillet, ancien capitaine de l’équipe de France d’apnée.


Cet Ariégeois d’adoption a créé il y a quatre ans, Inspyr’apnée, le club d’apnée de Saverdun. Grâce à ce champion originaire de La Ciotat, cette discipline exigeante est désormais développée bien loin de la mer, au cœur des montagnes ariégeoises et permet chaque saison à seize sportifs de venir pratiquer dans un cadre sécurisé. IMG_3532
«Le plus difficile c’est de trouver des moniteurs pour encadrer cette discipline qui demande beaucoup en matière de sécurité. Nous sommes obligés de refuser du monde !»

L’an dernier en venant nager à Foix, Franck découvre le bassin en inox et l’esthétique du centre nautique.

Ayant déjà organisé les championnats de 2011, il réussit à obtenir la confiance de l’AIDA (association internationale pour le développement de l’apnée) et celle des élus fuxéens pour l’organisation de cette compétition qui s’inscrit dans la deuxième manche qualificative (sur 5) pour les championnats du monde en individuel qui auront lieu cet été à Belgrade.  IMG_3529
«Ce bassin de 25 m a une portance exceptionnelle, car les filtrations se font dans les parties basses.

De plus en nocturne comme ce soir, il y a ici un environnement particulier avec ces jeux de lumière, c’est assez magique! Cela donne une image gracieuse de l’apnée en bassin» commente ce spécialiste habitué des circuits professionnels.

Franck regrette que la discipline ne suscite pas l’engouement des autres sports aquatiques: «il est difficile de trouver des commentateurs, mis à part des compétiteurs qui se sacrifient comme moi ce soir. Ce n’est pas très visuel quand on est à l’extérieur du bassin».IMG_3546
Le moindre stress peut avoir de graves conséquences sur les performances d’un apnéiste: «il faut rester dans sa bulle, tout est dans la tête… en dynamique c’est de l’ordre de 4 à 5minutes… Stéphane Mifsud, quintuple champion du monde en apnée statique peut tenir 11minutes 35 sans respirer !»

Et pour augmenter encore la portance (le fait de se déplacer dans l’eau en faisant le moins possible d’efforts), certains des compétiteurs choisissent d’enfiler des combinaisons très techniques. Rien n’est laissé au hasard.
Un gros mental pour un sport hors norme
«Lors d’une compétition d’apnée, les athlètes doivent annoncer au préalable les performances qu’ils souhaitent faire pour des raisons stratégiques ou de confort de récupération. IMG_3525
Plus ils annoncent des performances importantes (ex: 5 minutes au statique, 110 mètres au dynamique), plus leur horaire de départ sera situé sur la fin d’un créneau ainsi celui qui annonce la plus grosse performance passera en dernier.

Et celui qui annonce une performance qu’il n’arrivera pas à tenir écope de pénalités» explique Marylène du CAAP de Cassis (13).

Elle fait partie des nombreux bénévoles qui n’ont pas hésité à faire ce long trajet dans les Pyrénées pour encadrer cette compétition. «C’est un sport de maturité. Je suis venue à l’apnée sur le tard, mais c’est une passion et dans la foulée j’ai passé mes examens pour être juge».

Quand on lui parle du danger, cette quadra dynamique s’inscrit en faux: «pas plus que dans une autre activité physique de haut niveau, il faut bien se connaitre, s’écouter, avoir un sacré mental.

Si l’on veut décrocher des podiums, il faut beaucoup d’entrainement et comme cette activité demande beaucoup de concentration, les apnéistes font également du yoga et de la sophrologie. C’est une discipline où l’on fait le vide. Le principal risque c’est la syncope, le manque d’oxygène dans le cerveau et à ce moment-là la personne ne s’en rend pas compte, c’est la noyade assurée. IMG_3567
C’est pour cette raison qu’il y a des apnéistes de sécurité formés qui suivent les compétiteurs sous l’eau. Le protocole est très strict avant de sortir de l’eau: le compétiteur à 15 secondes pour enlever son équipement facial (masque, pince de nez), il doit dire OK et ne plus bouger avant que le juge signifie son accord en agitant son carton… nous avons de la chance ici d’avoir les meilleurs mondiaux».

Avant de se lancer dans le grand bain, chacun a sa technique au bord du bassin, yoga, écouteurs sur les oreilles… seul le coach fait le lien avec la réalité: installation du collier de lestage en plomb pour rester linéaire et s’économiser au maximum, des pinces de nez: «on n’est pas obligé de concourir dans les trois disciplines, précise Barbara, plusieurs fois recordwoman des profondeurs en Allemagne: «j’aurais pu mieux faire en dynamique sans palme, mais j’ai préféré profiter du moment présent et de ce formidable bassin !»
Valoriser un sport encore trop méconnu du grand public
Au commencement, il y eut Jacques Mayol, Enzo Maïorca et les autres. Puis vint le succès planétaire du film de Luc Besson «Le grand Bleu».

Dans les années 1985/1990 des apnéistes, encore peu nombreux dans le monde, réalisent de nouvelles performances, de nouveaux records. Ce sont des passionnés. On les appelle à tort les «allumés du Grand Bleu». IMG_3667
L’histoire démontrera quelques années plus tard que sans eux, l’apnée moderne n’aurait jamais vu le jour.

Aujourd’hui il y a Guillaume Néry, quadruple champion du monde en profondeur et deux fois recordman du monde. Ce sportif de haut niveau pratique l’apnée à poids constant sur les bords de la Méditerranée à Nice depuis l’enfance.

Cette passion l’a amené à rencontrer Claude Chapuis, fondateur de la fédération AIDA.

Guillaume Néry plonge jusqu’à 125 m de profondeur, mais c’est grâce aux films tournés par Julie Gautier sa compagne, qu’il a fait connaitre cette discipline au monde entier: en 2010 Free Fall où on le voit sauter dans un gouffre sous-marin aux Bahamas est vu par plus de 18 millions d’internautes et son nouveau court-métrage Ocean Gravity (réalisé sans effets spéciaux) bouleverse les codes de l’univers sous-marin en nous plongeant cette fois dans le cosmos aquatique de la passe de Tiputa en Polynésie française.

Bien que l’apnée indoor soit beaucoup moins spectaculaire, nous avons rencontré ce week-end à Foix parmi les compétiteurs un champion dont on n’a pas fini d’entendre parler. Guillaume Bussière a débuté lui aussi l’apnée en 2011 au CIPA à Nice. Il partage désormais ses entraînements entre le CIPA et le club ORCA.IMG_3574
«Je suis devenu champion de France d’apnée dynamique FFESSM en 2013, avec à la clé un record de France à 236,13 m.

Mais c’est aux Championnats du Monde Indoor A.I.D.A, à Belgrade que j’ai réalisé ma meilleure performance, 259m et décroché un autre record de France dans la même discipline.IMG_3580
Mon but est toujours le même, aller plus loin et repousser mes limites pour glaner d’autres lauriers. Mais je ne renie pas pour autant ce qui m’a amené à l’apnée: la mer.

Je m’entraîne toujours au large pour améliorer mes performances et devenir le plus complet possible».

Si Guillaume a accepté en ce début de saison de venir en découdre en terre ariégeoise c’est qu’il connait bien Franck Caillet qui l’a accompagné lors de son premier dynamique: «je suis heureux de participer à cette compétition, c’est un bassin extraordinaire, on a de très bonnes sensations dedans».

Pour sa première compétition de l’année, l’athlète a décroché sans trop forcer un 176 dans le dynamique sans palme (soit la première marche du podium pour le combiné)… Une compétition pour le mettre en jambe, mais pour laquelle il s’est donné les moyens: «beaucoup de monde m’attendait, je me suis enfermé dans ma bulle.

Quand j’arrive sur le plot de départ, c’est mon coach qui me drive. Je ne regarde personne, je suis assez renfermé, il faut garder sa concentration, donner toute son énergie pour la performance».

Guillaume reconnait que cette discipline demande beaucoup d’investissement physique: l’hiver il fait du ski de font, du ski de rando, de la raquette, puis du trail, de la course à pied, du vélo de route…
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Son préparateur lui fait faire du renforcement musculaire: «actuellement je suis dans un gros cycle de musculation et par rapport à cela j’adapte mon alimentation, je vais manger davantage de protéines à l’approche des compétitions».

Grâce à lui (et aux autres compétiteurs, ils étaient 36 venus de l’hexagone, mais aussi d’Angleterre, de Belgique ou d’Allemagne), les Ariégeois ont pu découvrir l’apnée.

Pour une première compétition, c’est une belle réussite qui suscitera peut-être des vocations.

Source : http://www.ariegenews.com/news-87048.html

Tous les résultats sont là !

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