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Tuto : comment réussir son virage en apnée DYN et DNF ?

Il y a quelques années, GG Coaching, alias Jérôme Chapelle, créait une vidéo pour expliquer comment bien réussir son virage en Dynamique et en Sans palme. Voici la vidéo explicative. Désormais, plus d’excuses pour louper son virage ! 🙂

À retrouver également sur la page Vidéos de GG Coaching.

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Nicolas Fougerousse : « J’arrête l’apnée… en compétition ». Voici son interview.

À 37 ans, après 6 années de compétitions (régionales, nationales et mondiales), l’apnéiste Nicolas Fougerousse, licencié au Club de plongée d’Aix-les-bains, a décidé d’arrêter sur un beau geste : un titre de vice-champion de France 2017 en Dynamique (DYN). Nous l’avons questionné, voici son interview.

Nicolas, pourquoi cette décision ?

Comme souvent, ce sont plusieurs paramètres qui font une décision. Mon agenda professionnel et mon agenda d’écrivain ont eu raison de celui de compétiteur. Il y a eu aussi le manque de plaisir à devoir tout enchaîner. Cette décision, j’y pensais depuis quelques temps déjà. Mais un jeudi soir, trois semaines avant les championnats de France 2017 en mai dernier, je me suis mis à imaginer ce que serait mon quotidien sans les entraînements et les compétitions. Et cette perspective m’a beaucoup plu ! Je suis passé à l’acte. J’ai décidé de stopper les compétitions pour revenir sur de l’apnée loisir / plaisir.

Tu as eu un chouette palmarès, peux-tu nous le rappeler ?

J’ai commencé les compétitions au printemps 2011. Dès 2012, je fais quelques podiums en compétitions régionales et je participe pour la première fois aux Championnats de France.

En 2014, en Dynamique monopalme, j’empoche la médaille de bronze avec 202 mètres, aux Championnats de France FFESSM.

En 2015, je suis sélectionné en équipe de France AIDA, j’établis la 5ème meilleure performance lors des Championnats du Monde AIDA avec 220m.

En 2016, toujours en Dynamique, je fais 216 mètres en bassin de 25m, ce qui est un record de France FFESSSM, mais non homologué.

Et en 2017, j’obtiens un titre de vice-champion de France FFESSM avec 230 mètres : mon record personnel. Je suis sélectionné en équipe de France FFESSM pour participer aux Championnats d’Europe CMAS, mais je décline l’invitation. Et c’est là-dessus que je décide d’arrêter ma “petite carrière”. 🙂

“Le jour J de la compétition, il faut programmer son mental pour le mettre au niveau du corps. Et pendant les entraînements, il faut programmer son corps pour le mettre au niveau du mental.”

Tu n’avais pas envie d’aller plus loin ? Pourquoi ?

J’ai toujours associé ma pratique de l’apnée à une certaine forme de plaisir. Mais depuis quelques mois, ma seule motivation c’était de monter sur le podium, avec le big smile qui va avec. Clairement, aux entraînements, c’était devenu 95% de contraintes pour 5% de plaisir, donc je ne me retrouvais plus là-dedans. En même temps, personne ne me forçait en quoi que ce soit : c’était avant tout de ma propre volonté. Et j’ai été super bien accompagné et coaché…

Oui, avec Jérôme Chapelle, fondateur de GG Coaching, c’est ça ?

Tout à fait. J’ai fait appel à Jéjé à la fin de la saison 2013. Depuis plusieurs mois, je me rendais compte que je tournais en rond dans ma pratique. Il me semblait avoir tout testé, tout essayé, et je ne voyais plus comment progresser. J’ai donc contacté Jérôme et je lui ai expliqué mes objectifs. Il m’a créé une planification quotidienne et c’est comme ça qu’on a préparé les France 2014. Mon record était de 161m seul. Avec Jéjé, je suis passé en quelques mois à 202 mètres. Et une médaille de bronze, à ma très grande surprise ! Bref, ça fonctionnait ! Alors on a continué.

Nicolas Fougerousse et Jérôme Chapelle
Jérôme Chapelle et Nicolas Fougerousse, la complicité entre un coach et son coaché.

Concrètement, c’était quoi ton quotidien de compétiteur ?

C’est avant tout un “vrai” job à côté, un plein-temps ! L’apnée n’est qu’une passion ! En quelques chiffres, c’est 6 entraînements par semaine, 10 heures de sport par semaine, des entraînements piscine, des entraînements à sec, de la muscu, des assouplissements, du cardio, etc. C’est Jérôme Chapelle qui rythmait mon quotidien d’apnéiste, et c’est grâce à lui que j’ai réalisé ce rêve sportif…

Pourquoi un rêve ?

Parce que je n’y pensais absolument pas quand j’ai commencé ! Je voulais simplement me remettre à l’apnée ! J’y avais goûté un peu quand j’avais 17 ans, en 1997, mais quand j’ai repris en 2010, c’était juste pour une pratique loisir. Sauf qu’en loisir, j’avais des résultats pas mal, et j’ai regardé ce que ça pouvait donnner si je faisais la même chose en compétition. Donc c’est parti comme ça.

Mais je ne me suis jamais considéré comme un sportif… Aux entraînements, j’avais souvent tendance à rechigner, à râler même, où à ne faire que 90% du job, et pas les 10% restants. Mais je savais me concentrer mentalement pour être présent le jour J aux compétitions, et donner le meilleur. Encore une fois, c’est grâce à Jéjé, qui m’a orienté mentalement vers la visualisation. Et ça a bien fonctionné. Pendant la compétition, il faut programmer son mental pour le mettre au niveau du corps. Et pendant les entraînements, il faut programmer son corps pour le mettre au niveau du mental.

Et d’autres disciplines, comme le statique, ou la profondeur, ne t’intéressent pas ?

Si, bien sûr. J’aime beaucoup le statique, mon record perso s’établit à 7.11min. J’adore cette phase de bien-être total les 2 ou 3 premières minutes, puis la maîtrise des spasmes du diaphragme, tout en douceur d’abord, avant que le véritable combat advienne pour rallonger le temps. Donc je vais continuer, mais en loisir ! 🙂

Quant à la profondeur, j’ai appris la technique de Frenzel il y a quelques mois à peine ! Donc autant dire que je débute, et je n’ai aucune perspective de côté-là. Même si j’habite à côté du plus grand lac de France, dessous c’est froid, c’est noir, bref rien d’engageant ! Et je prévois pas de déménager en bord de mer…

On t’a vu sur ton profil Facebook en train de lire un livre au fond d’une piscine. Tu peux nous en dire plus à propos de ton activité de romancier ?

C’était un moyen (ponctuel et marrant) de tisser un lien entre l’apnée et l’écriture. Car oui, l’écriture m’accompagne depuis que j’ai 17 ans. En 2013, j’ai commencé l’écriture d’un roman, “Celle qui écrivait des poèmes au sommet des montagnes”. Je l’ai envoyé à un maison d’édition basée à Genève, les Éditions Jouvence, et celle qui allait devenir ma future éditrice l’a adoré ! Mon premier roman a donc été publié en juin 2016.

Nicolas Fougerousse, écrivain.
Nicolas Fougerousse tisse un lien entre apnée et écriture.

Et ça fonctionne bien ?

Je n’ai pas à me plaindre ! Mais oui, il a trouvé son lectorat, bien au-delà de ce que j’avais imaginé ! Mes lecteurs sont ravis, ma maison d’édition est ravie, je le suis également ! Donc je continue dans cette voie, avec l’écriture d’un deuxième roman…

On te reverra quand même au bord des bassins ? En tout cas, nous te souhaitons une bonne continuation et du succès dans ces nouvelles aventures !

Merci…! 🙂
Oui bien sûr, je reste dans les parages ! Je redescends à deux entraînements par semaine désormais, mais pour le loisir !

Nicolas Fougerousse, vice-champion de France 2017.
Nicolas Fougerousse pendant les 230m en DYN. Crédit photo : François Cètre.

Marie Ekstets : vice-championne de France 2016 !

Elle a été LA révélation des Championnats de France FFESSM 2016 à Chartres, découvrez qui est Marie Ekstets au travers de cette interview.


1. Vice-championne de France en statique, vice-championne de France en sans palme, et vice-championne de France au classement général ! En un mot, Marie, comment te sens-tu ? 

ACCOMPLIE !

Marie Ekstets, 1ère participation à des Championnats de France, eh bien elle en devient la vice-championne !

2. Mais avant de commencer, prénom, nom, âge, ville, nom du club ! Et une devise éventuellement ?

Marie-pierre EKSTETS, 32 ans, Aix les bains, club CPALB. Ma devise ? « Quand on veut, on peut. »

3. Tu as été LA grande révélation de ces championnats de France en terminant avec 420 points au combiné. Dans quel état d’esprit as-tu abordé cette compétition ? Quel a été ton cheminement cette saison ?

Cette compétition était la dernière de l’année, la finalité d’un entrainement de 7 mois 1/2. J’étais contente de participer aux Championnnats de France et je voulais voir l’ambiance d’une telle compétition, le stress que ça engendrait sur les compétiteurs. Un état d’esprit serein et curieux je dirais !

Cette saison, j’ai enchaîné les compétitions sur les 2 circuits (FFESSM et AIDA) car je voulais me familiariser avec le déroulement d’une journée de compet, surtout l’enchaînement des épreuves et les sensations.

Entre Brice Lequette et Olivier Elu.

4. Au fait, quand et comment as-tu débuté l’apnée ?

C’était en Egypte pendant des vacances en janvier 2014, où mon chéri Philippe me lance le défi de faire un aller / retour sans respirer… CAP !

5. Revenons en détail sur les épreuves de ces championnats. Comment s’est déroulée ton épreuve de statique (2ème place avec 6.06min) ?

Déjà je me suis faite surprendre pour la température de l’eau, plus froide qu’annoncée, et par conséquent ma combi de 2 mm n’était pas assez chaude !! Ensuite, j’ai dégluti assez rapidement et j’attendais le cap des 3min.Mes contractions sont venues et là, c’est la lutte… mais controlée ! Je savais où j’en étais mais je me suis moins évadée que d’habitude. Tant pis pour les bonnes sensations, j’écoute mon coach en qui j’ai entière confiance, il me dit 6min je pense à mon protocole et je sors : 6min06.

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6. Idem pour le dynamique, comment as-tu abordé l’épreuve et ta performance de 150m (- 3m de pénalité pour mur non touché au départ), en sachant que tu travailles avec une monopalme vieille de bientôt 15 ans et toute rafistolée ?!

Je suis déçue de mes 150m en DYN. J’ai fait une mauvaise recup du statique, et à 50m mes jambes sont devenues lourdes !!! Je me suis appliquée sur la technique et je sors à 150. GRHHHH !!!

Vice-championne de France en DNF !

7. Tu clôtures la journée de dimanche en étant 2ème au classement général, mais rien n’est joué car le classement est très serré avec Anne Borgat qui joue également le combiné. Comment envisages-tu les choses pour l’épreuve du lendemain ?

Je joue le combiné, demain je me fais plaisir, j’aime le DNF, donc aux sensations…

8. Alors justement, le lendemain, c’est l’épreuve du sans palme. Comment gères-tu la fatigue de la veille ? Peux-tu nous raconter un peu ta performance à 126m ?

La recup ? Vélo, resto, dodo ! Le lendemain, j’arrive au départ, tranquille, je me sens bien, une bonne inspi et go ! J’aime bien sentir la glisse alors je nage beaucoup avec la force des bras… 100m, je tourne mais je paye ma nage en force pas économique, je sors à 126m, mon record !

Et vice-championne de France au classement général…!

9. Ta saison s’arrête là où tu poursuis encore un peu ? Est-ce qu’il y a une discipline que tu as particulièrement envie de développer ?

Echirolles puis Lyon par équipe, le concept d’Alain Richiou est sympa et novateur ! Sinon, les 3  disciplines ! Le statique car je ne le travaille pas, le dyn et le dnf en essayant de trouver le meilleur rapport force / vitesse (glisse). En fait, je voudrais progresser dans ma technique de nage pour qu’elle soit la plus économique et efficace possible ! Et trouver l’allure qui me corresponde sous l’eau !

10. Un petit mot de la fin ? Un conseil pour des jeunes apnéistes féminines ?

Faites vous plaisir sous l’eau ! 🙂

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Crédit photo : PSM Café

Tutoriel : apprendre les ondulations, par Dopamine

La question revient souvent : comment apprendre la nage ondulatoire ? Comment maîtriser ce geste si peu naturel qui consiste  à onduler comme un dauphin, geste utilisé notamment en nage papillon, et en dynamique monopalme pour notre sport qu’est apnée ?

Ce matin, en farfouillant sur les réseaux sociaux, nous sommes tombés sur une vidéo très bien faite, publiée par Vladimir, de Dopamine.

Vladimir nous explique d’où part l’ondulation, quels sont les muscles qui entrent en jeu, quels exercices on peut pratiquer pour débuter et/ou se perfectionner.

Aussi bien valable en natation qu’en apnée, nous sommes certains que ces conseils permettront à tout un chacun d’améliorer sa technique de nage.

Pour les apnéistes désireux de s’améliorer en monopalme pour la discipline du Dynamique (DYN), on le répète, mais rien ne sert de travailler à l’entraînement en monopalme : des petites bi-palmes de natation feront parfaitement l’affaire, dans un premier temps…

Voici la vidéo, un grand merci à lui pour ces explications claires et précises ! 🙂

Julie Gautier, l’interview d’une réalisatrice en apnée

Jusqu’à il y a peu, la communauté des apnéistes connaissait Julie Gautier comme étant la compagne de Guillaume Néry et avec qui, ensemble, ils faisaient des films « engloutis ».  Mais ça, c’était avant une collaboration dont nous avons déjà parlé ici ou . Apnée Savoie a souhaité mettre le coup de projecteur sur Julie et son travail en tant que réalisatrice, voici son interview (english version at the end).

1. Julie Gautier, vos papiers s’il vous plaît ? 🙂 
35 ans, née à la Réunion. Citation favorite : « La vie n’est pas un long fleuve tranquille, c’est un océan de possibilités. »

2. Si on revient 6 à 7 ans en arrière, quels films aimais-tu ? Quels réalisateurs ? Quels univers ?
J’adore la science-fiction et les films un peu tordus comme « Mulholland drive » de David Lynch. J’aime Tim burton, Christopher Nolan, Danny Boyle, Terrence Malick. Je suis tombée récemment amoureuse du cinéma de Xavier Dolan aussi.

Mommy, l'un des films de Xavier Dolan
Mommy, l’un des films de Xavier Dolan. La scène culte, où le fils repousse les limites du cadre de l’image.

3. Tu réalises tes shootings en apnée. Pourquoi ce choix ? Est-ce que tu suis un entraînement sportif spécifique ?
Je filme en apnée principalement parce que je n’aime pas la plongée bouteille, et en plus ça me donne une liberté bien supérieure, tout en ouvrant le champ des possibles en terme de cadrage. Sinon, pour ce qui est de l’entraînement, je chasse depuis toute petite, et j’ai fait de l’apnée en compétition, alors je surfe sur mes acquis !

Julie Gautier, réalisatrice, mais apnéiste avant tout !
Julie Gautier, réalisatrice, mais apnéiste avant tout !

4. Si on se concentre sur la période avant Free Fall, avais-tu déjà des idées précises en tête ?
J’avais commencé à écrire le scénario de Narcose bien avant celui de Freefall, et c’est grace au succès de ce dernier que j’ai eu le cran de faire Narcose. Lire la suite Julie Gautier, l’interview d’une réalisatrice en apnée

Clip Runnin'(lose it all) de Beyoncé : l’interview « comment tout a commencé »

Dans notre précédent article consacré à la sortie du dernier clip de Beyoncé et Arrow Benjamin, co-produit par Naughty Boy, deux apnéistes français sont à l’origine de l’un des plus beaux clips musicaux de l’année : Guillaume Néry et Alice Modolo, sous la co-direction de Julie Gautier. Guillaume a répondu à nos questions pour nous expliquer comment tout a commencé et comment s’est passé le tournage.

In our previous article dedicated to the release of the last clip of Beyoncé and Arrow Benjamin, coproduced by Naughty Boy, two french freedivers are at the origin of one of the most beautiful musical clips of the year : Guillaume Néry and Alice Modolo, with a Julie Gautier’s co-realization. Guillaume answered our questions to explain to us how everything began and how was the shooting.

Guillaume Néry et Alice Modolo, deux apnéistes français pour le dernier clip de la chanteuse américaine Beyoncé.
Guillaume Néry et Alice Modolo, deux apnéistes français pour le dernier clip de la chanteuse américaine Beyoncé. Guillaume Néry and Alice Modolo, two french freedivers for the last clip of the American singer Beyoncé.

L’interview de l’apnéiste Guillaume Néry (english version at the bottom)

1. Guillaume, tu as une actualité dense en ce moment, entre les Championnats du monde à Chypre, et cette très belle surprise avec Beyoncé. Tout d’abord, à froid, comment te sens-tu aujourd’hui par rapport à l’accident des -139m ?
Cette semaine fut très riche en émotions. Je suis passé par tous les états. J’ai bien récupéré physiquement et mentalement de cette incident. J’ai pris beaucoup de recul et je me dis même aujourd’hui que cet incident m’a aidé à me conforter dans ma décision de mettre la compétition et les records de côté.

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2. Alors ce clip Runnin’(Lose it all) avec Beyoncé et Naughty Boy, comment est-ce arrivé ? Comment « deux frenchies » se retrouvent approchés par la plus grande star de la pop américaine ?
À la base, on a été contactés au printemps dernier par Charlie Robins, le co-réalisateur du clip. Il avait en tête une idée de clip sous-marin pour l’artiste Naughty Boy. Charlie nous a contacté après avoir vu notre dernier film Ocean Gravity et voulait vraiment collaboré avec nous. Il se trouve que Julie avait écrit depuis plusieurs mois un scénario très similaire à ces idées. Ils ont mis leurs idées en commun, et voila comment le projet est né.

« Puis nous avons eu la surprise au cours de l’été que Beyoncé allait être associée, peut-être, à cette chanson. Nous avons eu la confirmation, comme tout le monde il y a 2 jours en découvrant le teaser ! Quelle belle surprise ! »

L’équipe de production nous a totalement délégué l’organisation du tournage. Nous avons choisi de travailler avec Alice Modolo, notre amie et surtout qui, en plus d’être une championne d’apnée, avait déjà quelques expériences de tournage à son actif. Puis nous avons retravaillé avec notre chef opérateur Jacques Ballard, avec qui nous travaillons depuis 4 ans, et qui fut un acteur majeur de la réussite de Narcose. Enfin, nous avons choisi de travailler sur l’atoll de Rangiroa avec la même équipe que pour Ocean Gravity, le club Y AKA Plongée Rangiroa. Lire la suite Clip Runnin'(lose it all) de Beyoncé : l’interview « comment tout a commencé »

Runnin’ (lose it all) : Beyoncé s’offre Guillaume Néry et Alice Modolo en apnée !

La chanteuse américaine Beyoncé a sorti un nouveau single : Runnin’ (lose it all). Avant-hier, Shahid Khan, plus connu sous le nom de Naughty Boy, qui co-produit le single, dévoilait un teaser du futur clip de Beyoncé sur les réseaux sociaux, teaser partagé par…… Guillaume Néry et Alice Modolo ! Le clip est co-réalisé par Julie Gautier.

The American singer Beyonce gets ready to take out a new single: Runnin ‘ (lose it all). Yesterday, Shahid Khan, more known under the name of Naughty Boy, who produces the single, revealed a teaser of the future clip of Beyonce on the social networks, teaser shared by …… Guillaume Néry and Alice Modolo ! The clip is co-realized by Julie Gautier.

 

C’est Arrow Benjamin qui est l’origine de cette chanson. Le clip, intégralement filmé sous l’eau, est tout simplement magnifique :

It is Arrow Benjamin who is the origin of this song. The clip, entirely shot under the water, is just magnificent:

Un homme, une femme, en position foetale, Alice Modolo marche à l’envers de la surface, Guillaume Néry marche puis court au fond, avant de se rejoindre, avant un ultime élan vers la lumière.

A man, a woman, in foetal position, Alice Modolo walks back to front of the surface, Guillaume Néry walks, then runs at the bottom, before joining, before an ultimate run up towards the light.

La chanteuse américaine Beyoncé s'apprête un sortir un nouveau single, Runnin' (lose it all). Le clip intègre des images sous-marines en apnée tournées avec Guillaume Néry et Alice Modolo à Rangiroa.
La chanteuse américaine Beyoncé a sorti un nouveau single, Runnin’ (lose it all). Le clip intègre des images sous-marines en apnée tournées avec Guillaume Néry et Alice Modolo à Rangiroa. The American singer Beyoncé gets ready one to take out a new single, Runnin ‘ (lose it all). The clip integrates submarine images into apnea shot with Guillaume Néry and Alice Modolo to Rangiroa.

Runnin'(lose it all) de Beyoncé : le teaser

Lire la suite Runnin’ (lose it all) : Beyoncé s’offre Guillaume Néry et Alice Modolo en apnée !

Vidéo d’apnée : a place below, avec Liv Philipp

La plongée en apnée poursuit sa démocratisation depuis quelques années maintenant, notamment grâce à de splendides vidéos.

L’apnéiste britannique Liv Philipp et la réalisatrice Emma Critchley ont imaginé un court-métrage, qu’elles ont appelé « A place below ». Un rythme lent, un travail sur l’image et la lumière absolument magnifique, une musique qui vient à point nommé, tout commence par des battements, un rythme cardiaque.

La vidéo est assez longue (7.29min, le temps d’un apnée statique), je vous conseille de vous installer tranquillement, avec un casque, de régler en définition HD, pour profiter au mieux de ce moment de calme. Jugez plutôt !

 

Liv Philipp
L’apnéiste Liv Philipp, lors d’une compétition à Long Island, Bahamas. Crédit photo : Getty Image.

L’apnée, une activité bonne pour la santé ?

L’apnée ce n’est pas « arrêter de respirer », mais plutôt « retenir son souffle », et par ces mots il y a toute une différence. D’un côté il y a un instinct de mort, de l’autre un instinct de vie.

Effectivement, là où dans certains pays on enseigne la respiration, d’autres s’en sont complètement coupés. Et en Occident on a souvent tendance à considérer inutile ce qui est essentiel…

Il s’agit donc, entre autres, de ré-apprendre à respirer, de prendre conscience du centre de notre corps. Naturellement, notre cage thoracique se gonfle et se dégonfle, sans qu’on le lui demande. Il s’agit de se ré-approprier ce geste fondamental, « par la pleine conscience » qu’on peut interagir avec ce qui nous est de plus intime : notre respiration, donc notre santé.

L’apnée fait-elle du bien à notre santé ? Est-elle bénéfique à notre corps et à notre mental ? Voici un excellent article de Fabrice Rolland, sur le blog de l’UCPA :

http://www.weareucpa.com/apnee-activite-sante

Crédit photos : © Alexandre Barnab Voyer (fisheyes).
Crédit photos : © Alexandre Barnab Voyer (fisheyes).

Ocean Gravity : le nouveau film en apnée de Guillaume Néry et Julie Gautier

C’est à Rangiroa, en Polynésie, que Guillaume Néry et Julie Gautier nous entraînent dans un nouveau courant apnéique. Après « Freefall » en mai 2010, et « Narcose » en mai 2014, voici leur troisième film, sorti ce jeudi 11 décembre sur les écrans web de notre planète apnée : Ocean Gravity.

Côté bande-son, tout commence par la résonance plutôt aigue d’un gong électronique, et d’une corde synthétique plutôt grave. On survole un sol quasi-lunaire. Sommes-nous sur une comète grâce à la sonde Rosetta ? C’est à s’y méprendre.

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Une autre planète bleue.

Lire la suite Ocean Gravity : le nouveau film en apnée de Guillaume Néry et Julie Gautier

Apnée en profondeur et dopage, comment y remédier ?

Suite aux récentes polémiques sur l’apnée et le dopage liées aux disciplines de la profondeur (poids constant, poids constant sans palme, immersion libre, etc.), et qui enflent sur les réseaux sociaux, il nous a paru important (et transparent) de dévoiler le produit dopant que nous utilisons au quotidien afin d’améliorer nos performances. Attention, roulement de tambours.

Rhinomaxil, Rinoclenil, Innovair, etc., bref tous ces médicaments qui servent de loin ou de près à dilater les trompes d’eustache pour faciliter la compensation lors de descentes en profondeur, eh bien ce n’est pas correct de les utiliser, consciemment, ou inconsciemment (sic). Nous conseillons plutôt la technique décrite ci-dessous.

La technique Jala Neti : le nettoyage du nez

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Le nettoyage du nez en action. Une lota, de la fleur de sel, de l’eau tiède à chaude, et c’est parti !

Cette technique de nettoyage du nez est une technique douce qui permet de dégager les sinus. Voici une vidéo explicative :

Vous trouverez tous les détails également sur cette page : le nettoyage du nez grâce à la technique Jala Neti.

Allez, amis apnéistes de tous horizons, plus besoin de se doper ! 🙂

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Web-documentaire sur l’apnée par le magazine L’Equipe Explore

Il y a quelques semaines, le magazine L’équipe Explore nous proposait un très beau et très bon documentaire sur l’apnée : son histoire, ses records, ses drames, sa beauté, ses techniques, un web-documentaire tout en textes, photos et vidéos, régalez-vous bien !

magazine equipe apnee

Descendre, pourquoi ?

Freediver : Christina Saenz de Santamaria
Photograph : Eusebio Saenz de Santamaria

3 mètres, 10 mètres, 25 mètres, 42 mètres, 67 mètres ?
Peu importe la profondeur, pourvu qu’il y ait l’ivresse. Car ivresse il y a. Ivresse du bleu, ivresse de la profondeur, ivresse du beau, ivresse du geste parfait, du moment parfait, de l’apnée parfaite.

Une seule inspiration qui inspire toute une vie, une seule inspiration pour descendre au fond de soi, là où ne subsiste que l’instinct originel. Il s’agit de ça : prendre une dernière inspiration, retenir son souffle comme on retient le jour et la nuit qui fondent sur soi, puis descendre. La concentration est automatique, la pression s’accentue, comme le geste de descendre encore, et encore, et encore.

La cage thoracique est réduite à son minimum vital, tu la sens qui se rapproche du cœur, des battements de ton cœur. Les yeux ouverts, les yeux fermés, peu importe, puisque c’est ton cœur que tu ouvres au bleu qui t’entoure. Tu descends au fond, dans le noir, dans le froid, paradoxalement tu remontes avec une lumière en toi qui te servira de porte-bonheur une fois la surface revenue. Tu remonteras, doucement, une re-naissance : naître encore, laisser la vie revenir, laisser la vie regonfler tes poumons d’un air nouveau.

Pourquoi descendre, après tout ? Abandon de soi ? Plongée profonde dans son conscient ? Désir d’eau et de bleu ? Pour le beau tout entoure et en soi ? Tu plonges vers le centre de la Terre comme tu irais visiter l’atmosphère, pour être ce que tu as déjà en toi : une promesse cardiaque, un océan bleu, une fraction de ciel.

Nicolas Fougerousse